Le Gwoka : identité culturelle guadeloupéenne

KA - GWOKA
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Le Ka, est l’instrument de percussion emblématique de l’identité guadeloupéenne. Il indissociable du Gwoka. Une forme d’expression culturelle qui englobe la musique, le chant et la danse. Le Gwoka est par ailleurs inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’Humanité de l’Unesco.

Les origines

La Ka et le Gwoka, ont vu le jour durant la période esclavagiste. Le Gwoka permettait aux esclaves d’exprimer le mal que leur inspirait leur condition. Il servait également à galvaniser les esclaves, afin de se donner du courage pour le travail. A l’origine, le Gwoka était un moyen de communication , impossible à décrypter par les colons.

Fabrication du Ka

Le Ka, est un tambour composé d’une peau de cabri (chèvre) et d’un tonneau de bois. Matériau de récupération au temps de l’esclavage, il servait à conditionner la viande salée ou le vin.

La Gwoka : Patrimoine mondial de l’Humanité.

En 2014, le Gwoka a été reconnu patrimoine mondial de l’Humanité. Une inscription qui comprend à la fois la musique, les chants et les danses représentatifs de l’identité guadeloupéenne.

Une musique populaire

Le Gwoka accompagne les temps forts de la vie quotidienne en Guadeloupe: rassemblements populaires (léwòz), fêtes (Chanté-Nwèl), veillées funéraires, manifestations syndicales et politiques.

Dans un léwòz traditionnel le Gwoka se joue avec deux « boula » et un makè. Le makè c’est celui qui improvise ou accompagne le chanteur et le danseur.

Le KA c’est aussi sept rythmes : le Kalagya,  le Menndé, le Léwoz, le Pagyanbèl, le Woulé, le Graj, le Toumblak.

Vélo : Un maître Ka

Marcel LOLLIA, tambouyé guadeloupéen
Marcel LOLLIA dit Vélo
 » Ti-Papa, joueur de Tam-Tam « 
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Marcel LOLLIA (1931-1984) plus connu sous le patronyme de Vélo, est l’une des références de la culture Gwoka . La mort du musicien a suscité une vive émotion en Guadeloupe. Vélo a inspiré de nombreux musiciens et est considéré aujourd’hui, encore comme l’un des pères du Gwoka. Une statue à échelle humaine représentant le tanbouyé dans une posture qu’il appréciait a été érigé en plein coeur du centre historique de Pointe-à-Pitre. C’est sous l’impulsion du mouvement culturel Akiyo que cette œuvre en bronze du sculpteur Jacky POULLIER a été créée.

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